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    Nouvelle-Powbury

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    Delvin Sulfurie
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    Message par Delvin Sulfurie le Sam 24 Juin - 15:27



    Les rafales de vent frappaient les voiles en poupe, le pont était sale et une odeur immonde se dégageait du fond de la cale jusqu'ici : à la vigile.

    Cette nuit semblait plus noire encore que les autres, la lune ne brillait d'aucun éclat et il était tout bonnement interdit d'allumer un cierge sur le navire. Seul m'accompagnait le fracas des vagues qui s'écrasaient sur la coque et les quelques bruits des derniers membres d'équipage encore debout.

    Mais alors que mon tour de garde se terminait bientôt, j'entendis la voix de celui que je ne pensais plus jamais revoir. Il venait tout juste d'arriver, mais d'où? Personne ne l'avait jamais vu sur le bateau et j'aurais immédiatement signalé la moindre barque qui se rapprocherait de notre embarcation.

    Je n'entendais pas distinctement sa voix, je reconnus néanmoins celle d'Harry. Le ton avait l'air grave et leurs ombres étaient difficiles à distinguer dans tant de pénombre. Je plissai les yeux dans l'espoir d'en savoir un peu plus puis un coup de sifflet me fit sursauter au point que je faillis chuter plusieurs mètres plus bas.

    C'était la rotation de la vigile, je devais descendre. Lambert, ce corps sans vie, me tapota l'épaule avant de prendre ma place. Je parcouru le pont de l'Afflictif pour rejoindre l'équipage, cherchant du regard les voix que j'avais entendus mais il n'y avait plus rien.

    Alors que la porte correspondant avec le pont inférieur était à portée de ma main, sa voix glacée surgît derrière moi. "Tu n'es pas des miens, toi." Mon coeur se serra, mes yeux s'écarquillèrent et ma gorge se noua : j'étais comme paralysé par la peur.

    Un rire fit écho jusqu'à mes oreilles, c'était celui d'Harry. "On l'a recueilli sur les routes, il s'est montré fidèle." Malgré ces paroles qui faisaient acte de ma foi envers la cause, je sentais comme un souffle glacé se glisser sur ma nuque, comme si la mort se dressait derrière moi.

    Mais je ne pouvais toujours pas bouger, ce silence insoutenable semblait s'éterniser comme si l'ombre que j'apercevais en parallèle de la mienne se questionnait sur ma valeur marchande.

    Silencieusement, j'avançais sur cette eau calme et sombre comme si j'allais aborder mon propre navire. Le rameur n'était autre qu'un vieil ami qui me rappela à nouveau. "Seigneur Sulfurie, nous approchons de l'Afflictif." Je ne lui répondais pas, peu de monde méritait mon attention après tout.

    La vigile ne nous avait même pas remarqués, aussi devrais-je le sanctionner pour un tel manquement. Je m'empressai de grimper à bord, telle une geist : agile et silencieuse. Le pont était sale et John manqua de glisser à plusieurs reprises, aussi je lui indiquais de rester près de la barque.

    Harry, ce petit bâtard d'opportuniste, était à la barre à rêvasser. Comme s'il ne pouvait pas déléguer cette tâche à quelqu'un d'autre, je froissai mon visage à cette simple pensée puis continua d'avancer.

    Je fis l'effet d'une bombe quand il aperçut mon visage, aussi m'empressais-je de prendre la parole. "Sont-ils sobres?"

    Il ouvrit de grands yeux et se relevant immédiatement, la main ferme sur la barre. "Oui, seigneur ou plutôt...Grand-père."

    Mon menton se releva soudainement, comme si une lance venait de piquer mon coeur et l'en extirper d'entre mes côtes. "Seigneur, ça suffira. La terre est à deux lieux d'ici. Réveille-les immédiatement, remplace ta vigie car les récifs sont proches et qu'il ne m'a pas vu accoster le navire."

    Harry prit une profonde inspiration puis hocha la tête comme un vulgaire serviteur, il s'apprêtait à ajouter quelque chose mais un coup de sifflet fit irruption. Mes sens en alerte, je tirai mon poignard puis me fondit dans les ombres.

    Une âme errante se baladait sur le pont, il ne semblait pas l'air de connaître les lieux alors je m'approchai jusqu'à portée de sa petite gorge imberbe. "Tu n'es pas des miens, toi."

    Il ne répondit pas, aussi l'envie de lui arracher la trachée devenait de plus en plus palpable mais c'est ce crétin d'Harry qui me surprit à son tour. Son rire niet dans mon dos : "On l'a recueilli sur les routes, il s'est montré fidèle."

    Je reculai lentement en gardant mon poignard en main, aux aguets. Ce n'était sûrement que la relève de la vigile. J'aurais dû le tuer mais dans quelques heures, j'aurais besoin de lui.


    Une odeur putride vînt jusqu'à mon nez, bien pire que celle que dégageait la charogne stockée en fond de calle. Mon regard se baladait sur la mer, espérant trouver une réponse à cette soudaine agression sensorielle mais je n'aperçus qu'un demi visage dans l'ombre.

    Pas des moindres, c'était celui de Delvin Sulfurie, mon grand père adoptif. Au début, je crut que c'était une hallucination mais il se mit à parler. Je ne pouvais pas l'esquiver et le court dialogue qui s'ensuivit était ponctué de mensonges. Les hommes étaient saouls et je me surpris moi-même à ne pas m'afficher comme tel.

    A la relève de la vigile, il s'éclipsa soudainement, comme il aimait tant le faire par le passé. J'essayai de le suivre dans la pénombre mais je me heurtai à plusieurs tonneaux laissés en vrac au sol.

    J'aperçu ce gars d'Hurlevent avec sa coupe en brosse, c'était notre meilleure vigile. Delvin voulait le tuer à coup sûr et pour la première fois je tentai une certaine résistance à son encontre...Mais je ne put exprimer qu'un rire nerveux. "On l'a recueilli sur les routes, il s'est montré fidèle." Dis-je d'un air faussement amusé.

    Il s'écarta alors que l'autre couillon restait planté devant la porte. Je repris alors à vive voix. "Dégage maintenant, va prévenir les autres qu'on approche du rivage. Qu'ils soient prêts à passer à l'attaque, nous n'aurons qu'une seule chance." Je soufflais un grand coup, Delvin me fixait.

    Lambert s'écria depuis la vigile : "Ils sont saouls seigneur, ça va être compliqué je crois."

    Sa tête se pencha et un air haineux se dessina sur son visage, je compris alors que je devrais briller sur le champ de bataille ou l'éliminer si je voulais garder ma place.


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    Re: Nouvelle-Powbury

    Message par Delvin Sulfurie le Sam 24 Juin - 19:07




    Balbusier, petite bourgade appartenant au Royaume de Stromgarde durant ses grandes heures. Nichée sur une petite hauteur de la presqu'île d'Avestar, elle était un carrefour idéal pour les marins traversant la baie de Baradin.

    Récemment rattaché à la Ligue d'Arathor pour finalement être abandonnée par cette dernière des suites d'incidents politiques involontaires, une oligarchie fut mise en place pour maintenir l'ordre entre les villageois.

    Une milice fut formée pour contenir les différents voyageurs faisant étape dans la ville et les récifs offraient un rempart naturel contre les vaisseaux de guerre, bien que Balbusier ne fût jamais contre son intégration à la grande Alliance.

    Mais ce qui devait arriver arriva, la paix est un luxe que peu de monde peut s'offrir en Azeroth et cette nuit noire s'avéra être le début d'un long chaos.



    L'Afflictif, un petit brick commercial, avait jeté l'ancre non loin de la presqu'île d'Avestar. Malgré la brûme épaisse qui régnait sur la mer, on pouvait y distinguer les voiles à condition d'être attentif.

    Mais ce ne fut pas le cas, son équipage débarqua petit à petit sur  la côte à bord de leurs deux canots : trop peu pour tant de monde, il fallut plusieurs voyages. Deux flancs furent choisis par les envahisseurs : l'entrée principale et la falaise elle-même.



    Harry Sulfurie

    Je menais l'attaque par les falaises, sûrement étais-ce un stratagème pour me ridiculiser car si l'ennemi nous repérait alors il n'aurait aucun mal à nous abattre pendant notre ascension. Mais mon cœur s'emplit d'une certaine émotion en voyant mes hommes enfiler leurs masques oranges.

    Mais l'émotion fut de courte durée car j'entendais déjà ce qu'il se passait de l'autre côté de la ville. L'assaut venait d'être donné, il était maintenant l'heure d'escalader près de sept mètres de falaise avec pour seul équipement nos gants et nos crochets rouillés. Sans compter que nous ne savions pas réellement ce qui se trouvait là-haut, peut-être il y avait-il une palissade supplémentaire?

    Je sentais soudainement un liquide chaud me tomber dessus, je fermais les yeux en me recroquevillant contre la paroi rocheuse.



    Michel le menuisier

    J'étais repu par l'effort, après des ébats de près de deux heures avec cette catin qui se disait être ma femme, j'eu la riche idée de me faire une tartine au fromage en urinant au gré du vent.

    Douce sensation que voilà me dis-je, croquant un morceau de mon toast mon fromage. Quand soudainement le vent se mit à souffler dans la mauvaise direction,  mon pain s'emportant au loin alors que j'étais trempé de la calotte au bottes.

    Je m'exclama de rage en me protégeant les yeux du vent, comme si quelque chose d'autre allait me tomber dessus, le brouillard se leva et un navire apparu devant moi. Mes yeux s'abaissèrent jusqu'à la mer et quel ne fut pas ma surprise d'apercevoir deux canots s'approcher.

    Une flêche siffla à quelques mètres de moi et se planta dans la battisse du vieux Gaston, j'étais la cible. J'hurla : "Syndic-..." Mais une vive douleur me tira vers le bas, droit vers le récif, quand une main attrapa ma trompe pour y projeter sa lame dans mon ventre.




    John Boram

    "On ne détruit pas la ville !" Venait d'hurler Delvin en face de nous. C'était semblable à l'assaut d'une citadelle, la rigueur militaire était bien présente mais le nombre et les armes de siège n'étaient pas présents.

    Patientant dans le noir pendant plusieurs minutes, c'est à l'impulsion du Sulfurie que nous nous étions jetés sur les portes de la ville. Elles étaient fermées mais fragiles, un petit bélier aurait vite raison d'elles si la résistance était trop lente.

    Je n'étais pas en première ligne, Delvin me l'avait interdit. J'étais près de lui, moi John Boram, avait sûrement gagné sa confiance à la mesure de ma loyauté infaillible envers lui. Nous étions une petite troupe en arrière, paré à fondre sur la ville dès que les deux portes seraient ouvertes.

    Mais il n'en fut rien, à la surprise générale, il nous ordonna d'escalader la palissade et d'y déloger la milice. La mission était encore plus périlleuse et j'eu quelques doutes sur l'instant, bien vite balayés par l'euphorie générale.




    Delvin Sulfurie


    L'assaut tardait, ce n'était pas bon signe d'après moi. Cet incapable d'Harry aurait déjà dû ouvrir les portes de la ville. Je devais prendre une décision et vite sans quoi les défenseurs consolideraient leurs portes et tout espoir de prendre la ville serait anéantie.

    De toute manière avec le peu d'effectif que j'avais, l'erreur ne m'était pas permise. Je me tournais vers Dréhan et une idée me vînt. "A l'assaut des palissades. Tuez les miliciens, semez le trouble."

    Le groupe partît en courant, sans doute les derniers fidèles que je ne tenais pas par la peur. Je venais sans nul doute de les envoyer à la mort.




    Lambert Cévolte

    La montée avait été périlleuse et j'avais, par chance, crevé l'enfant de catin qui voulait donner l'alerte. Je m'avançais en éclaireur et décidait de ne pas aider les autres à monter : ils y arriveraient bien sans moi, aussi la priorité restait de sécuriser les lieux.

    Il n'y avait personne aux alentours et les bruits d'alerte venaient de l'autre côté de la ville : à la porte. Je jetais un bref coup d'œil à la falaise, personne n'était encore arrivé. Ma chance risquait de tourner si je ne pillais pas sur le champ alors je me décidais à pénétrer dans la première maison qui se présenta à moi.

    Elle était petite et sale, sûrement étais-ce l'habitat d'un ancien et ici il n'y avait plus rien de valeur alors je flanqua plusieurs coups de lame dans les meubles pour exprimer ma rage. La fenêtre donnait sur la falaise, une main venait de s'y accrocher.

    Je matérialisa ma haine en un bon crachat puis je sortais à la hâte de cette vieille bicoque quand une enfant se heurta à moi. Surpris tous deux, elle n'en fut pas moins de recevoir ma machette dans le crâne.

    Ses cheveux dorés maculés de sang et son arcade droite explosée par ma lame, son œil droit restait encore ouvert, retenant sa paupière par mon arme. J'étouffa un petit sourire avant de la dégager du plat de ma botte. Après tout, elle aurait finis catin.




    Samwell Dougan

    J'avais horriblement chaud à travers cette armure, j'étais exténué de fatigue. D'abord j'avais dû ramer puis grimper une pente avec le bélier et voilà que maintenant les portes ne s'ouvrent pas?! La mort tiraillait déjà mes compatriotes, des archers étaient postés juste au dessus de nous.

    Derrière nous se trouvait Delvin, ce même connard qui m'avait fichu une peur bleue sur le pont et qui me fit passer du poste de vigile à commis aux cuisines.

    Je me retournais périodiquement pour vérifier qu'on ne m'avait pas abandonné, ce n'était pas le cas mais la sensation persistait. Je m'écartais une autre fois avec mes compagnons pour défoncer cette fichue porte quand soudainement elle s'ouvrit !

    C'était ce mollusque de Lambert qui venait de s'infiltrer à l'intérieur avec un autre groupe. C'était une véritable délivrance, j'empoignais ma masse, prêt à déchainer toute ma frustration contre le premier venu puis, à nouveau, mon cœur se serra en m'apercevant que Delvin se tenait près de moi, épaule contre épaule.


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    Re: Nouvelle-Powbury

    Message par Delvin Sulfurie le Mer 26 Juil - 18:00



    La ville était devenu un charnier, les corps de ceux qui avaient résistés s'étaient amassés dans les rues et une rivière cramoisie coulait jusqu'aux falaises. Les cris des femmes qui se faisaient violer, les sanglots des enfants qui venaient de perdent leur famille ou les derniers râles d'agonie des hommes étaient devenu un véritable orchestre à la gloire du raid mené par les Sulfurie.

    Les portes étaient enfoncées, la dernière défense de la ville se trouvait être le palais du maire. Une grande bâtisse qui avait dû être aménagée sur les ruines d'une fortification côtière datant de l'empire d'Arathor.

    Delvin Sulfurie


    Je m'approchais sans peine de la grande structure en friche, je m'attendais à un piège quelconque. Une meurtrière, une sortie soudaine ou même une femme avec son couteau, mais il en était rien. Je caressais le bois de la porte et à travers j'y sentais déjà l'effroi de ses occupants.

    Un rictus me vînt doucement, une sensation d'acquis. Quelques pas en arrière, la tête levée vers le plus haut point de ce palais de bois et de pierre, j'y voyais déjà ma bannière y flotter fièrement.

    Un simple geste de la main, c'est ce que les hommes dans mon dos attendaient de moi. C'était galvanisant : récupérer sa place, user de son pouvoir à outrance. Cette attente que je faisais durer devait à la fois faire trembler mes alliés et mes ennemis.

    Samwell Dougan


    J'étais exténué et chaque pas m'était lourd. Mon casque m'étouffait et je n'étais plus en mesure de porter la masse d'arme que l'on m'avait prêté avant l'attaque. Et pour ne rien arranger, j'avais une plaie ouverte qui traversait mon dos de long en large. J'aurais été une cible idéale si j'étais isolé, même une fillette aurait pu avoir raison de moi, pourvu qu'elle soit assez rapide.

    Une main s'écrasa sur mon épaule et je flancha soudainement de son côté. L'homme qui se tenait près de moi était en train de me parler sur un ton grave mais je n'avais plus la force de l'écouter ou bien même d'entretenir un semblant de discutions.

    Soudainement, la meute de guerriers s'empressa vers la porte du palais. On me tira par l'épaule tandis qu'un autre homme me pressait au dos. Je m'écroula par terre sans que mes compagnons d'armes ne se préoccupent de mon état. Je me faisais piétiner, seul un homme s'arrêta pour me voler ma bourse, ma calotte et mon heaume.

    Lambert Cévolte


    Le ralliement avait été sonné depuis plus d'une heure mais je m'efforçais de piller tout ce que je pouvais avant que l'on ne décrète qu'il en est interdit. Je portais déjà deux sacs remplis d'objets précieux et je comptais bien me remplir suffisamment les poches pour fuir loin d'ici, avant que la ville ne retombe dans d'autres mains.

    Mais mes sens furent en alerte au moment même où j'enfonça la porte d'une vieille bicoque abandonnée. En réalité, elle ne l'était pas.

    Le mobilier était vieux et d'épaisses toiles d'araignées recouvraient celui-ci, je marchais à tâtons de peur de me faire embusquer par une mégère et son couteau mais il n'en était rien. J'avais le sentiment d'être observé, suivi et dirigé.

    Je m'aventura finalement dans un petit couloir étroit quand je compris enfin ce qu'il en était. Le plancher ne grinçait pas, entre les lattes de bois il y avait des yeux.


    Mélion Dranis


    C'était un vrai carnage. Ils s'étaient terrés dans le palais municipal comme des agneaux dans une bergerie. Des cibles faciles mais qui avaient bien plus d'importance que les miliciens que nous avions combattu car ceux-là pouvaient nous assurer une certaine stabilité.

    Contrairement aux autres qui saccageaient le palais ou égorgeaient les serviteurs, j'avais une tâche bien précise que monseigneur Sulfurie m'avait confié : trouver le maire de la ville et l'escorter sans encombre.

    Ce fut chose faite, ce pourceau avait trempé ses braies aussi vite que Cathrina la catin et c'était rendu aussitôt la porte du palais enfoncée.

    Harry Sulfurie


    Je me perdais dans la foule d'homme qui s'en prenait au palais, c'était une véritable démence de la part de Delvin d'avoir autorisé le pillage d'un tel bâtiment. Il n'en resterait rien pour les Sulfurie et la grandeur de la maison en patierait.

    Néanmoins, je ne pouvais pas le contredire pour le moment. Je ne comptais pas suffisamment d'alliés et il était pour le moment bien trop adulé par ces hommes à qui il venait d'offrir le sang et l'or.

    Je me renfrogna, décidant de prendre part aux vols et aux maltraitances humaines. Mais ce ne fut que de courte durée car j'aperçu Mélion, le mi-main, qui tirait le maire à l'extérieur. Pris de panique, je le suivis à toute hâte : il ne devait pas le tuer, la situation nous échapperait totalement en l'absence de légitimité politique.

    Dorian Thedor, le maire.


    J'étais désespéré, moi qui avait tant œuvré pour le bien de la communauté. J'avais enclavé notre territoire de sorte qu'aucun ennemi ne puisse nous atteindre. J'avais développé le commerce et créé une paix durable. Tout venait de s'envoler en l'espace de quelques heures.

    Même nos alliés sur la côte ne seraient pas en mesure de nous venir en aide. La population allait être exterminée. Mes amis et moi allions être exterminés.

    Il n'y avait plus rien à faire, quand bien même ça ne serait plus de mon ressort désormais. On me trainait au sol comme un vulgaire sac à patate, sûrement allais-je être décapité pour servir de trophée auprès de ces barbares d'alterans.

    J'arrivais finalement à l'extérieur, celui qui se montrait tout désigné à être leur chef paru devant moi. Le regard arrogant, il semblait surtout enclin à mettre fin à mes jours dans les pires souffrances.

    John Boram


    Difficile d'estimer le poids de cet homme, il dépassait aisément la barre des cent trente kilos, et bien évidemment j'avais la charge de le relever. Le premier essai fut infructueux, Mélion dû m'aider et ce ne fut pas de main morte.

    Je m'exprima d'une voix forte et autoritaire, aux souhaits de Delvin qui se tenait devant moi. "Regarde ton maître, gredin." Je le désigna alors du gant. "Le Seigneur Delvin Sulfurie, le pourfendeur de réprouvés."

    L'ancien baron fit quelques pas vers nous, retenant le maire du moindre faux mouvement, ça lui en couterait les bijoux de famille.

    "Toi et tes gens, nous vous laissons la vie sauve." Dit à voix basse le Sulfurie, presque sur le ton de la confidence.

    Un éclair d'espoir vint frapper le vieux maire grisonnant, mais ce fut très bref car déjà monseigneur imposait ses conditions au vaincu. "Tu seras ma postiche. Nulle protestation, tu es remplaçable." Reprit-il, progressant vers l'homme jusqu'à placer son visage à quelques centimètres à peine du sien.

    Des larmes coulaient sur ses joues roses. Comme un porc qu'on saignait ou une pucelle qu'on prenait. Cette dernière pensée me rappela bien des souvenirs d'ailleurs. J'esquissais un sourire mais la réalité me fit l'effacer aussitôt.

    "Il n'y a plus aucune affiliation désormais. Ni Syndicat, ni Alliance. Je promets de stopper le massacre si tu obéis. Sinon, je tiendrais la ville par la force." Murmura Delvin, le regard plongé dans celui de cette fiote sans couilles.

    Il ne lui laissa pas le soin de répondre, trempant une plume dans l'encrier qui venait d'être disposé tout près d'eux, au même titre qu'une table et un long parchemin. C'était des revendications et des actes officiels.

    Je pris alors conscience que Delvin ne souhaitait pas simplement piller et reprendre des forces. Non, il voulait de nouveau s'établir. La Nouvelle-Powbury venait de voir le jour dans les terres Arathies.


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    Re: Nouvelle-Powbury

    Message par Delvin Sulfurie le Ven 28 Juil - 13:51

    Accord Sulfurie


    Par la présente attache écrite, rédigée avec soin par le scribe Delayus LaRose, les revendications acceptées d'un commun accord du maire de l'an 37 de la ville de Balbusier, Dorian Thedor, ainsi que du seigneur de guerre Delvin Sulfurie, noble déchu.

    Exigences de la faction libératrice, Delvin Sulfurie :

    -Soutien total et irrémédiable à la dynastie Sulfurie.
    -Nomination au poste de chef militaire octroyée à Delvin Sulfurie.
    -Cessation temporaire de tout accord commercial auprès du Syndicat, de l'Alliance ou de la Horde.
    -Libre regard sur les finances publiques et privées de la part de la dynastie Sulfurie.
    -Promulgation de lois par la dynastie Sulfurie.
    -Retrait du nom de Balbusier au profit de Nouvelle-Powbury.
    -Justice administrée par le chef des armées ou tout autre personne désignée.

    Exigences de la faction soumise, Dorian Thedor :

    -Arrêt des combats immédiat.
    -Mise en place d'élections au poste administratif.
    -Protection de la population et des menaces extérieures.
    -Respect des droits fondamentaux envers les citoyens.
    -Droit à la justice.

    La présente décharge est signée par les deux partis avec pour arbitre neutre Harry Sulfurie.


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