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    Numéro 4210.

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    Delvin Sulfurie
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    Numéro 4210.

    Message par Delvin Sulfurie le Sam 28 Jan - 21:26

    4210



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    "Numéro 4210" Hurla le bourreau en cognant violement la porte métallique de la prison de Forgefer.

    Son occupant était affaiblit, ses rides déjà creusées lui rendait un air encore plus misérable qu'avant son incarcération. Ses ongles et ses cheveux avaient poussés sans que son propriétaire ne daigne les couper. Enfin, une barbe blanche avait poussée sur le menton de ce si jeune homme.

    Le garde nain frappa à nouveau contre la porte de sa cellule avant d'ouvrir le judas pour vérifier sa présence. "Détenu 4210, debout !"

    Celui qui inspirait autrefois la terreur dans les rangs des pires soudards du nord n'était plus qu'une loque assied sur son banc de pierre. La tristesse se lisait dans son regard et son désespoir se traduisait par un nombre incalculable d'assiettes pleines au sol, comme s'il n'attendait plus que la mort vienne le cueillir.

    Ne remarquant aucun geste de la part du prisonnier, le nain se décida à déverrouiller la cellule et y pénétrer d'un pas rapide avec pour seule arme une matraque métallique.

    Delvin releva lentement son regard vers son bourreau, la bouche entre-ouverte. Son souffle désordonné comme un appel à l'aide. Des mots lui vinrent mais il était déjà trop tard, à peine avait-il eu le temps de claquer sa langue que le nain lui flanqua le bout de son arme en pleine mâchoire.

    Le Sulfurie resta au sol, l'air vide en crachant le peu de sang sain qui lui restait dans le corps. "Tu vas à la raffinerie ce matin." Le barbe-de-bronze le souleva du bras gauche puis le tira hors de sa cellule, le forçant à se relever sous la menace.

    Le corps chétif pris un certains temps à se hisser sur ses deux jambes, sa vision trouble ne lui permettait plus réellement de distinguer les distances alors il se fit aidé par d'autres détenus, anciennement affiliés au Syndicat.


    Les profondeurs de Forgefer étaient extrêmement chaudes et travailler à la raffinerie était un véritable supplice que les nains réservaient aux esprits téméraires qu'ils souhaitaient briser.

    Il fallait porter des charges élevées d'un point à un autre sans jamais s'arrêter au rythme des coups de fouet. Si la personne face à vous venait à tomber alors vous deviez impérativement porter sa charge au risque de finir au fond de la Grande Forge avec lui.

    Alors Delvin reprît le chemin de la corvée. Seul car aucun autre altéran n'avait jusqu'ici était sanctionné de travailler dans ces conditions. Ses compagnons venaient de tous les horizons d'Azeroth et à aucun moment il ne fallait baisser la garde car la mort guettait toujours, même entouré de gardes nains.

    Ce même matin, il était chargé de transporter du bronze dans un chariot en piteux état sur plusieurs kilomètres de pente. L'orc qui l'assistait, enchainé lui aussi, avait finalement cédé et s'écroula au sol de fatigue.

    Le geôlier qui les accompagnait vérifia l'état de la peau-verte puis ordonna à l'humain de le jetter dans la lave en fusion. Cette tâche semblait presque être un temps de repos car faire rouler un corps d'une centaine de kilos n'était en rien comparable au travail quotidien qu'on lui faisait subir.

    Au retour de sa sale besogne, il vît un nouvel arrivant à la raffinerie. C'était un homme d'une bonne corpulence, sûrement venait-il tout juste d'être incarcéré.

    L'idée se confirma quand il prit la parole en voyant Delvin arriver, immédiatement réprimandé par le garde nain qui lui flanqua une bonne demi-douzaine de coups de matraque.

    Ainsi allait s'achever une autre journée de corvée dans les entrailles de Forgefer, Delvin revînt vers ses partisans alterans dans les couloirs de pierre de la prison quand une main s'écrasa sur l'épaule gauche du Sulfurie, le faisant basculer légèrement.
    C'était l'homme avec lequel il avait passé la journée à pousser des wagons chargés. Immédiatement troublés par son geste, les prisonniers alterans s'interposèrent viollement entre le Sulfurie et le parfait inconnu.

    "Je ne vous veux aucun mal messire Sulfurie !" Fit l'homme en hurlant au sol, sous les coups répétés des truands, anciens héros de leur nation traitresse.

    "Est-il arrivé?" Fit la petite voix de l'aération, elle semblait presque inquiéte alors je ne lui répondîs qu'un simple : "Oui."

    "Il vous a parlé?"

    "Non."

    Delvin commençait à nouer des liens presque amicaux avec cette voix dont il ignorait le propriétaire et avec lequel il se plaisait à converser d'un temps révolu, même si ça tournait principalement autour de sa montée au pouvoir personnelle.

    De ce qu'il savait de cette voix, c'est qu'il avait fait parti de la terrible bande BlackThorn de Lordaeron et qu'après la défaite de la confrérie il avait rejoint les rangs d'un sinistre mage renégat qui le vendît quelques décennies plus tard à l'Alliance.

    "Vous pouvez avoir confiance en cet homme, ce sont mes yeux."

    Delvin reposa son crâne contre le mur glacé de sa cellule, se perdant à travers le panorama qu'offrait les montagnes de Dun Morogh à travers l'unique ouverture de sa cellule.


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    Re: Numéro 4210.

    Message par Delvin Sulfurie le Dim 29 Jan - 0:44


    Le sifflet s'était encore fait entendre dans les couloirs de pierre de l'étage 42. Cela signifiait qu'un détenu venait de mourir et qu'ils dégageaient la cellule pour un autre.

    Au fond de l'allée se trouvait la cellule n°10, plus à l'écart que les autres et l'unique cellule anti-magie de l'étage. Delvin était toujours assied sur son banc à guetter la formation des stalactites sur sa petite fenêtre à barreaux.

    Il n'attendait plus que deux choses de cet état : mourir ou entendre la voix. Ainsi, il restait éveillé le plus de temps possible pour ainsi gaspiller le peu d'énergie qu'il lui restait. Ses paupières tombèrent alors que le jour se levait et quelques instants plus tard il entendît le choc des gants de fer qui réveillaient les détenus.

    S'attendant à être réprimé une nouvelle fois, il referma les yeux doucement. Selon lui, il était hors de question de céder à leurs ordres et s'il pouvait leur compliquer la tâche un maximum alors il le ferait.

    Mais il n'en fût rien, personne ne vînt frapper à la cellule 4210. Le Sulfurie prit un petit temps à réaliser ce changement et tenta d'être le plus discret possible au cas où un garde serait encore présent et qu'il avait tout simplement été oublié.

    Son corps frêle se redressa et balaya quelques restes de nourriture gâtée pour rejoindre la porte et relever le judas de l'autre sens. De son petit point de vue, il n'y avait plus personne à l'étage 42.

    Il se pinça d'abord l'avant bras comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas mais un claquement de porte lui rappela la triste réalité. Immédiatement, dans une démarche désordonnée, il s'empressa de rejoindre son banc.

    Un fond de peur au ventre, il avait le regard droit sur le verrou de la porte. Des bottes militaires frappèrent le couloir de pierre puis le claquement de chaînes fit écho. Delvin ouvrît alors de grands yeux et redoubla d'attention.

    "Détenu 4310, transféré au 4209." La cellule d'à côté s'ouvrît et on jeta l'homme enchainé à l'intérieur. "Tu travailleras à la mine de bronze." Dit le geôlier d'un ton agressif avant de ressortir en verrouillant les six verrous de la porte.

    D'autres pas s'approchèrent de la cellule 4210 et Delvin retînt son souffle un instant, le cœur serré. "Ceux qui gagent de ta survie sont arrivés à Hurlevent. Tu ne travailles plus." Une explosion de joie déferla dans le torse rachitique de l'homme, une telle sensation ne s'était pas fait sentir depuis des années et il ne trouva pas les mots pour répondre au nain derrière la porte.

    La trappe à nourriture s'ouvrît alors et son interlocuteur glissa un bol de bouillie infâme trôna sur la ligne de vue de l'aristocrate déchu. Pour la première fois depuis son incarcération, la sensation de faim lui montait jusqu'à la bouche.


    Bloqué par le manque de force et le questionnement personnel, Delvin hésita de longues minutes à se lever et saisir la cuillère qui accompagnait ce bol. Il se décida finalement en glissant à deux reprises sur la nourriture écrasée sur le sol de sa cellule.

    Mais au moment où il s'empara de sa collation, la voix se manifesta. Cette fois elle ne venait pas de la petite échappée d'air du haut mais de la cellule voisine. "Vous allez être transféré au Kirin Tor dans peu de temps. Ils craignent que votre cellule ne vous retienne pas."

    Il tourna la tête de moitié à fixer le mur commun de la cellule 4310 et 4309. "Vous pouvez manger ce qu'ils vous donnent, si ils voulaient vous tuer ce serait déjà fait." Reprît son voisin.
    "Comment es-tu arrivé jusqu'ici?" Fit Delvin d'une voix chevrotante en se rasseyant sur son banc, son bol de bouillie sur les genoux.

    "Nous avons un pacte, à moi de l'honorer. Vous me semblez être quelqu'un de capable et je ne doute pas que votre place n'est pas à pousser des chariots surchargés jusqu'à la mort." Dit l'homme qui semblait d'ailleurs s'être rapproché, sûrement avait-il la bouche collée à son judas.

    Delvin savourait sa bouillie, elle avait étrangement un goût exquis pour ses papilles et il croqua les derniers grains de blé de son bol comme s'il s'agissait de son dernier repas. Peut-être étais-ce le cas?

    "Ce fut quand même très hasardeux de confier votre vie à un groupe où vous y avez institué la terreur. Je doute de leur réelle efficacité, seigneur Sulfurie."

    Il cligna des yeux à de nombreuses reprises en poussant des soupirs par le nez de façon irrégulière. Son ventre plein grognait déjà, mais ce qui s'échauffait le plus en lui n'était autre que sa tête. "J'ai les idées claires. Ils peuvent m'aider à sortir d'ici, un jour ils comprendront la nécessité de mon sacrifice."

    "Sans nul doute, mais l'Alliance n'attendra pas de vous garder en vie. Ils ont sûrement déjà désertés et votre transfert au Kirin Tor vous garantira un non-retour absolu au pays. Notre pacte tient-il toujours?" Dit l'homme de la 4209.

    L'air pensif avec le regard figé sur les stalactites qui ornaient les devants de l'ouverture de sa cellule, Delvin souffla une grande bouffée d'air frais en se recroquevillant sur  lui-même. "Bien sûr."


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    Re: Numéro 4210.

    Message par Delvin Sulfurie le Mar 14 Fév - 6:01


    Une dalle épaisse de trois mètres, des murs renforcés au titane du Norfendre sous un nombre incalculable d'étages d'incarcération, la cellule 4210 était sans nul doute la plus sûre de son compartiment.

    Disposant de son propre système d'anti-magie et offrant une vue directe sur les profondes mines qui sillonaient Dun Morogh, l'incarcéré se trouvait enchevêtré par des chaînes de plomb et réduit mentalement par d'ingénueuses drogues parsemées dans sa nourriture.

    Le prisonnier numéro 4210 pouvait presque être honoré de disposer d'un tel traitement car son aura réussirait à faire fuir ses gardiens si le jour de sa libération venait à sonner.

    Néanmoins ce n'était qu'une cellule au détenu éphémère, aucun de ses précédents occupants n'étaient restés séjourner ici plus d'une année et peu d'entre eux dépassaient les deux mois.

    Généralement des otages de différentes guerres à qui la rançon se faisait tardive ou de terribles renégats tournés vers des forces obscures, trop peu puissants pour le Kirin Tor mais bien assez pour l'Alliance.

    Enfin, l'atout majeur de cette prison résidait dans son emplacement. Nichée au fond des mines naines, il était presque impossible de se frayer un chemin jusqu'à la surface et cet effet ne faisait que s'accentuer à mesure que les étages se succédaient.



    Les sens alertent au moindre mouvement, Delvin restait terré dans le coin de sa cellule à penser les différentes options qu'il lui restait entre les mains. Elles n'étaient plus très nombreuses et la plupart d'entre elles étaient farfelues mais il se réconfortait à l'idée que son existence elle-même n'avait pas la moindre raison et qu'au fond il n'y avait pas plus d'illogisme dans ses plans.

    La voix de la cellule 4209 vînt à nouveau à ses oreilles, aussi étouffée soit-elle, il semblait brisé par le travail forcé mais emplie d'une force insatiable que nulle torture ne saurait dépasser. "Les nouvelles, seigneur Sulfurie."

    Pressé d'avoir des réponses, Delvin ne pu se résoudre à répondre immédiatement. Il se devait de garder un lien avec cet inconnu mais ne voulait pas se montrer dépendant au point de lui supplier les dernières nouvelles, alors il marqua une pause d'une longue minute avant de répondre d'une voix calme. "J'écoute."

    "La loyauté est une vertu rare, d'autant plus dans le milieu criminel. Les hommes qui étaient à votre service dans ce compartiment vous sont toujours loyaux et se disent prêts à vous servir à nouveau." S'écria le prisonnier 4209, même si sa voix ne semblait n'être qu'un murmure aux oreilles de Delvin.

    Il balaya d'une main sa chevelure grise puis déposa délicatement son crâne contre la parois froide de sa cellule. "En quoi me sont-ils utiles au fond de cette prison?" Se dit-il avant de répondre d'une voix plus effrénée. "Très bien."

    "J'insiste sur le fait que le Kirin Tor est déjà en train de vous préparer une geôle impénétrable, seigneur Sulfurie. Mon plan, si vous l'acceptez, ne sera pas sans risques et même si c'est un triomphe, nous devrons braver de nombreux périples." Reprit l'homme de la cellule voisine.

    "Je ne le sais que trop bien." Dit à voix basse le Sulfurie. "Qu'importe les issues, nous sommes victorieux. La mort ou la liberté." Il leva lentement les yeux vers les barreaux glacés de sa cellule puis ferma les yeux en un ultime repos avant l'action finale.


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    Re: Numéro 4210.

    Message par Delvin Sulfurie le Lun 13 Mar - 13:44


    La serrure tournait lentement et sans un bruit, le visage du Sulfurie se crispait en un fin sourire mêlant crainte et impatience tandis que son corps tout entier se redressait en une posture offensive.

    Dans le fond de sa manche était logé un petit surin qu'il avait confectionné à l'aide d'os de caille, sûrement allait-il en avoir besoin en cette soirée mouvementée.

    Les trois verrous venaient de sauter et la lumière du couloir pu enfin pénétrer dans la petite cellule, l'ombre d'un homme dans l'encadrement. C'était lui, la voix avec qui il avait conversé pendant tant de semaines.

    Plutôt petit mais à l'allure féroce de part ses cheveux et sa barbe hirsute, il n'avait clairement pas l'étoffe d'un guerrier mais semblait plutôt apte aux arcanes. Une longue robe déchirée masquant jusqu'à ses pieds et une fine capuche retroussée sur elle-même, il lui tendît la main comme pour l'aider à se déplacer.

    L'homme qui semblait si affaiblit par le régime et le labeur se déplaça avec aisance et son esprit affûté par la haine cherchait déjà une victime à sa rétention. Balayant le mage à la porte d'un simple coup d'épaule, ses dents se relevèrent en apercevant l'un de ses geôliers au sol, agonisant dans une mare de sang.

    Blessé à l'arrière de la tête, le foudrepique avait dû être frappé par surprise par quelque chose de très lourd en vue de son crâne enfoncé vers l'intérieur. Delvin ne se fît pas prier et transperça de plusieurs coups de surin la poitrine déchirée de l'homme.

    Ses faibles suppliques alimentant les rires de l'ancien baron de Powbury, il ne resta de lui qu'une carcasse ouverte du cou au bas-ventre. "Prenez votre liberté !" Hurla l'ex détenu.

    Alors que les cellules étaient forcées et que des flots de prisonniers déchainés s'échappaient, un autre raz-de-marée tenta d'empêcher l'évasion. Un bloc uni de nains tentèrent de bloquer l'unique chemin de sortie.

    D'abord avec succès, les nains furent néanmoins forcés de reculer sous les coups répétés des prisonniers, enragés de plusieurs années d'emprisonnement. Le coup final fut néanmoins porté par le mage qui était le grand auteur de cette évasion : un sort vînt frapper une poutre située juste au dessus d'eux et écrasa la totalité des forces en présence, laissant par m'égard quelques altérans sous les débris.

    "Sulfurie !" Cria l'assemblée en liesse, portant l'espace de quelques secondes l'ancien noble au dessus d'eux.

    Une seconde explosion provoquée par le mage frappa le mur voisin à la cellule 4210, après une importante montée de poussière les montagnes de Dun Morogh leur apparurent et un vent glacial s'empara de l'intérieur de la prison.

    Mêlant incompréhension et joie, certains prisonniers s'interrogèrent quant à la façon de descendre d'une telle hauteur. Encore une fois ce fut le mage qui détenait la solution à ce problème. "Une fois ce mur passé, la zone d'anti-magie sera franchie." Un sourire mutuel fut partagé entre le Sulfurie et le sorcier avant qu'ils ne s'éclipsent tous deux en un claquement de doigt, ne laissant dans leur retraite qu'un bref halo magique.

    Un silence ténébreux voila le cœur et le visage des prisonniers avant que l'un d'eux ne s'emporte : "Traitre !" Une rixe éclata tandis que certains esprits plus vifs ou plus courageux tentèrent de dévaler la montagne enneigée.


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