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    Deuxième acte

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    Delvin Sulfurie
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    Deuxième acte

    Message par Delvin Sulfurie le Lun 19 Oct - 21:04

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    Depuis le balcon de l'ancienne mairie d'Ascal, une silhouette féminine se tient face à frontière qui sépare les maisons Sigdale et Valdery, un simple cours d'eau qui fut à de maintes reprises remplit du sang des altérans.

    Rose Sigdale balayait la scène du regard, chacun des deux camps fortifiaient ses positions alors qu'une trêve avait été convenue. "La paix fragile valait bien mieux qu'une énième guerre sanglante", voilà les pensées de la meneuse des Sigdale.

    Son corps charnu n'était vêtu que d'un simple vêtement masculin. Intouchable, la femme était inconsolable depuis l'assassinat de sa fratrie par les Tyriane. Bien que de caractère dépressive, elle n'en était pas moins lucide.

    La position forte qu'avait gagnée sa famille lors de la grande campagne d'invasion provoquée par les Valdery n'était en réalité qu'un cadeau empoisonné orchestré par ceux qui convoitaient Ascal depuis toujours.

    La guerre était sur le point de reprendre, aussi violente qu'avant et remplie de sacrifices.

    Alors, Rose se dirigea vers son petit bureau en bois blanc et tira sa plume, inscrivant alors des mots en direction de l'ensemble des forces du Syndicat de la région Sud-Est d'Hautebrande.

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    Karl restait face à la rivière de sang qui séparait les deux Ascal. Sa vue se portant sur la silhouette frêle qui observait les lieux à l'étage de l'autre rive.

    Son coeur ne souhaitant qu'une chose, il dû ravaler ses pulsions et reprendre son entrainement matinale à l'arc. Ce n'est qu'à la fin de celui-ci qu'un émissaire vînt à lui, il portait les couleurs des Sigdale et jura intérieurement de devoir accepter la moindre parole de ceux qu'il considérait comme ses ennemis jurés.

    Le message que portait la lettre était simple, calculé et prévisible. Il délégua son écuyer pour porter la missive à son père, jettant son regard au balcon désormais inoccupé.

    "Renforcez les positions de la rivière, je veux que le pont ne soit accessible qu'après la mort de cent vies si cela est le prix à payer pour prendre Ascal." Cracha Karl, renfilant son armure de mailles orangée.

    "L'orage se prépare."

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    Le postier se présenta en retard à Ling-Roche, il venait de marcher plusieurs jours sur un territoire nouvellement conquis.

    Quelle ne fut pas sa réaction en s'apercevant que ce fut le maître des lieux qui ouvrit la porte quand il quémanda le vigile d'ouvrir la grille. Plaçant alors la lettre aux mains de l'homme au masque, Alwin Korbak.

    L'homme sans visage ne pris pas la peine de remercier le postier et repartit dans la direction opposée en brisant le sceau de la missive. Sa réaction fut tout aussi intrigante.

    Il s'arrêta en plein milieu de la cour de Ling-Roche et semblait alors imperturbable dans sa réflexion. Ce n'est qu'après une vingtaine de minutes qu'il reprit la marche d'un pas sûr et ordonné en direction de l'armurerie.

    "Que l'on scelle les chevaux, que l'on arme des plus belles armures les dix meilleurs hommes à mon service !" Cria Alwin dans son sillage.

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    L'homme se stoppa net à un carrefour, ne sachant où se trouvait Breiffe. Il décida de camper à la croisée des chemins mais le malheureux fut bien rapidement réveillé d'une dague bien placée à l'épine dorsale.

    Le perfide Edwin guettait ses hommes faire dans la nuit, ce n'est que le cri apeuré de la victime qui interpela le vieux. "Je vous en supplie, je suis porteur d'un message de la maison Sigdale !" Fit le messager.

    Le patriarche Tyriane s'avança et arracha des mains d'Othmar, son fidèle second, la lettre récupérée dans le sac de l'embusqué.

    Edwin haussa un sourcil puis jetta un regard froid à l'homme au sol qui était alors pris entre deux dagues. "Dit lui que je viendrais."

    Le postier déglutit et hocha la tête en guise de réponse, sûrement avait il la peur de sa vie.

    "Mais à la seule condition que tous mes hommes m'accompagnent..."
    Le dément inspecta du regard chacun des siens, jugeant de son regard inquisiteur la moindre faiblesse car si il lui était possible de voir à travers la chair.

    "...Et ce n'est pas une demande. C'est un acte."

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    Svend était cloitré dans sa grande tour blanche, allongé sur son lit de satin rouge, entre deux femmes qui ne méritaient sûrement pas un tel traitement.
    Blessées de toute part, l'une d'elle portait des coups rudes et sanglants au dos.

    C'est au petit matin, au milieu de havre bien étrange, que la porte du Saigneur fut frappée par trois fois. "Svend, on a un reçu un message des Sigdale."

    Svend ne se prononça pas et écarta les deux femmes violentées jusqu'au sol, s'habillant tout juste de ses vêtements gris et monotones. "Si le sceau est brisé, jette la. Sinon, entre."

    La porte s'ouvrît et la silhouette d'un homme à l'armure noire et usée fit son apparition dans la pièce. Celui-là même observa les deux femmes au sol et ne fut pas outré par la vue, il tendit alors la lettre à son seigneur en restant face à lui comme s'il ne s'agissait que d'un ami.

    Le Saigneur lu la lettre avec attention, notifiant même quelques passages avec sa propre plume. Il sourit à différents passages puis le perdit subitement à d'autres. Finalement, il jetta la lettre sur son bureau et regarda les deux esclaves.

    "Renvoi les aux cachots." Fit Svend d'un air neutre.

    "D'accord. Et la lettre?" Dit l'homme à la chevelure blonde.

    "On fait comme il est écrit Altim." A ses mots, Svend lui lança la lettre aux mains.

    Le blond hocha la lettre et survola rapidement la lettre en se retournant pour partir.

    "Prévoit juste de bons hommes, un petit groupe que tu vas armer en conséquence. On fait comme dans les terres Mornes." Dit Svend, un petit sourire au coin de la lèvre.

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    Les hommes d'armes des Sigdale étaient tenus aux grandes pompes, les armures se voulaient d'être lavées et les blessés ne devaient pas être montrée. Les traces de la pauvreté étaient écartées pour ne laisser paraitre que la richesse de l'aristocratie du Syndicat.

    La grande salle de réception qui accueillait d'antan les preux paladins de Vive-Lumière allait recevoir une illustre assemblée des pires racailles du secteur.

    Rose passait la salle de fond en comble, pas la moindre personne ne pouvait passer sous le regard des gardes qui seraient postés. Pas la moindre arme ne pourrait être transportée jusqu'ici, et pas le moindre poison ne pourrait être descellé.

    Une fois son inspection terminée, la jeune Rose relu la lettre qu'elle avait écrite une semaine auparavant.

    Rose Sigdale, baronne de Vive-Lumière. Douzième du dixième mois

    A l'intention des seigneurs établis par le Syndicat de la région sud-est d'Hautebrande, je proclame en tant qu'alliée de chacun qu'une assemblée se doit d'avoir lieu.

    Les différents conflits ayant ravagés nos propres terres et les récentes conquêtes orchestrée par la maison Valdery prouvent que notre communauté est capable du meilleur comme du pire, et c'est à ce second acte que je sollicite votre présence à Vive-Lumière pour discuter d'associations mutuelles sur ce qui nous menace tous.

    Le Syndicat est bien plus qu'une organisation, il est l'extension du Royaume d'Alterac et ce n'est pas de votre Honneur que je vous réclame mais bien de votre patriotisme.

    Quiconque ne se présentant pas à ce haut-lieu se devra d'être renié de ce qui nous est de plus cher, notre patrie.

    C'est ainsi que Sigdale, Valdery, Korbak, Sulfurie et Tyriane devront se présenter dans un effort de paix pour parlementer. Nul acte hostile n'y sera toléré et le moindre débordement enclenchera la haine des autres.

    Mes respects les plus sincères et que la route vous soit sûre.

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    Les bottes de plaques martelaient la pierre froide et dure, nulle lumière en ces lieux et l'unique son qui s'échappait d'entre cette enceinte n'était que le hurlement des loups charognards.

    Comme de vulgaires automates, les ombres se passaient le message encore plein de sang jusque dans un étrange petit couloir où siégeait d'étranges statues d'un genre lugubre.

    Latrophen se tenait sur son balcon, toujours à guetter. L'arrivée du troupier qui tenait la missive dans ses mains ne le perturba pas. Il s'empara de la missive et resta stoïque depuis son perchoir.

    Ses seuls mots furent bas, son regard toujours fixe. "Le problème du Syndicat est maintenant réglé."


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    "L'amour est une faiblesse." - Devise Sulfurie

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