Forum officiel de la guilde roleplay Héritage de Perenolde - Kirin Tor EU


    L'héritage de toute une lignée (Partie 5)

    Partagez
    avatar
    Delvin Sulfurie
    Admin

    Messages : 572
    Date d'inscription : 18/06/2014
    Age : 22
    Localisation : Nouvelle-Powbury

    L'héritage de toute une lignée (Partie 5)

    Message par Delvin Sulfurie le Lun 8 Juin - 0:08

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Thème musical:

    Leizen fixait l'entrée des oubliettes depuis plusieurs minutes sans un mot, nul bruit ne vint perturber le calme qui régnait ici en maître. Personne ne comprenait vraiment ce qu'il se passait.

    "Tu nous faisais une proposition, Ryne...Quelle est elle?" S'exclama Delvin. Ce dernier s'étant levé, clairement interessé depuis que le geôlier ne donnait plus signe de vie.

    Leizen restait de marbre en se remettant à compter. Auguste s'énervait, comme à son habitude, ses phalanges graisseuses martelant le mur de pierre qui lui ôtait sa liberté.
    Les chaines de Svend se mirent à s'agiter, signe que celui-ci se relevait.

    "On t'écoute, Ryne. Mais si ton plan est de nous faire sortir les pieds devant, crois-moi que j'ai encore assez de voix pour te dénoncer aux gardiens." Dit d'abord Svend.

    "Une fois derrière les murs de Guet-Argent, vous resterez aux services des Sulfurie...Ou vous le deviendrez." Répliqua Leizen, sans que Svend n'ai vraiment le temps de souffler.

    "Je te l'accorde." S'écria Delvin, de nouveau assied, cette fois contre ses barreaux de cellule, en tremblant avec sa chope de bois dans les mains et son air sale.

    La réponse d'Auguste ne se fit pas attendre, de même que son allié politique, il s'accorda à faire confiance à l'ancien intendant de Powbury. Néanmoins, la réponse de Svend tarda, peut-être réfléchissait-il à la proposition. Ce n'est que plusieurs minutes plus tard que le Saigneur fit entendre sa réponse.

    "Je vais te suivre, Ryne. A une seule condition, dit-nous ce que tu fais là."

    "Bien, comme vous le savez, mon nom est Leizen Ryne, frère cadet d'Hans Ryne et d'Haken Ryne. Mon premier frère, Hans, est mort dans l'invasion des Terres Mornes, il était celui qui a le plus oeuvré à ta perte, Svend." Expliqua Leizen d'une voix décontractée et distincte.

    A cela, Svend n'y opposa aucune opposition verbale. Blottit au fond de sa cellule, cerclé de toute part par ses chaines de fer, il réfléchissait en écoutant calmement les dires de Leizen.

    Ryne poursuivit donc, s'attendant sûrement à une protestation quelconque, déçu mais à la fois soulagé par ce manquement, il poursuit.
    "...Il est mort car il a été la main qui a fait valoir mes ordres ; ordres officieux, vous l'aurez compris. A sa mort, mes plans se sont éffondrés et j'ai dû y remédier par un petit tour politique. Pour faire court, j'ai pendu les derniers représentants de la Veille d'Argus pour instaurer quelque chose de plus...Contrôlable.
    Le baron ne l'a pas vu de la même façon. Il a gardé le schéma que j'avais tracé pour sauvegarder mes efforts en sa faveur mais il m'a fait emprisonner pour garder la face devant les plaintes des prêcheurs survivants."

    Delvin pris la parole, pas vraiment sûr de lui dans ses propos. "Mais...La Flamme Éternelle n'a rien à voir avec la Veille d'Argus...Ce n'est qu'un courant hérétique..."

    Un rire résonna alors dans les oubliettes, Svend. Il retomba au sol lourdement avant de s'exclamer. "Idiot...La Flamme Éternelle...La Veille d'Argus...C'est exactement la même chose. Ca sert à canaliser les crétins, la preuve tu y crois et je pense assez idiot pour la défendre."

    Auguste restait dans son coin, rongeant ses ongles alors que sa bedaine gargouillait sans cesse. Son silence était peut-être dû au vide provoqué par son manque d'ivresse quotidien, ou bien la sensation effroyable de voir la vérité dans des gens qu'on pense faux.

    "En quelque sorte, la Flamme Éternelle n'était pas pur. Je l'ai donc réformée pour qu'elle devienne la Flamme d'Alterac. Un courant qui est bien plus logique, raisonné et...Vengeur. J'ai donc dû purifier ce qui restait de la Flamme Éternelle. J'ai fait pendre les hérétiques et offert une chance aux nouveaux venus de se repentir. J'ai été emprisonné pour cela." Rétorqua Leizen, de sa voix simple, peut-être la seule qui semblait raisonnée dans toutes les geôles.

    "Ingénueux. La veille d'Argus est manipulatrice. La Flamme Éternelle l'est tout autant et j'ai presque espoir que ce nouvel ordre soit un peu plus pur, et à défaut, il pourra peut-être acheter la loyauté de certains. Je te suis dans cette évasion, Ryne." S'exclama Svend, sur un ton presque chevalresque.

    "Dans ce cas, messieurs, ce soir nous serons dans la forêt de Durning ou nous rejoindrons le Baron Sulfure comme des parias." Cria Leizen, ce qui ne manqua pas de faire rallumer la braise d'espoir qui sommeillait dans les captifs présents qui se levèrent peu à peu.

    L'ancien intendant de Powbury se mit à siffler l'hymne altéran pendant une longue minute, aucun des trois autres prisonniers n'osa l'interrompre tant le chant sifflé était magnifique et patriotique. Presque envoutés, Auguste et Delvin se placèrent face à leurs barreaux, se fixant mutuellement en s'interrogeant du regard.

    Mais leurs interrogations prirent fin quand l'escalier s'illumina de la lueur d'une torche. La porte se dévérouillait tandis que Leizen s'arrêta de siffler. L'air devint pesant, les poings se serrèrent et tous s'interrogeaient. Qui était derrière cette porte? Un ami...Ou un ennemi?

    La porte bascula et on vît un homme, un franc-tireur, la torche à la main droite et les clefs dans la gauche. Il se rapprocha de Leizen pour lui tendre un poignard dont la poigne était gravée d'un serpent majestueux, orangé et stylisé de l'écriture atrophiée de son ancien propriétaire : Sulfure.

    "Tout est prêt, le jour est arrivé, Leizen." Dit le mystérieux inconnu alors qu'il dévérouillait sa cellule d'un air presque inquiet.

    Leizen poussa sa porte de cellule , le poignard dans la main droite. Il fît signe à l'homme de se retirer tandis qu'il prenait les clefs. Delvin se rapprocha immédiatement de ses barreaux, impatient de pouvoir sortir de cet enfer...

    ...Mais Leizen, au lieu de dévérouiller les cellules de ses compatriotes de fortune, poignarda dans le dos, sous l'omoplate gauche de l'homme qui venait de l'aider. Il poursuivit en atteignant sa jugulaire, répandant le sang de cet homme sur la pierre grise des oubliettes.

    Leizen Ryne se retourna vivement, impassible. Il ouvrit les cellules de Crest et de Djäkn pour ensuite venir en aide à Svend avec un moment d'incertitude.
    Sans un mot de plus, ils fouillèrent l'homme au sol en prenant grand soin de ne lui laisser que la peau pour seul vêtement. L'homme au poignard poussa le geôlier mort qui se trouvait encore sur sa chaise, déplaça un vase d'argile et y tira une petite chaine.

    Une petite trappe dérobée s'ouvrit dans le mur du fond de l'ancienne cellule de Svend, tous s'y précipitèrent sans se douter de rien. Leizen clôt la marche, son poignard ensanglanté toujours dans sa main droite, refermant la petite trappe en prenant soin qu'elle ne soit pas découverte.


    _________________
    "L'amour est une faiblesse." - Devise Sulfurie

      La date/heure actuelle est Lun 19 Nov - 12:27